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Installation d’un réseau de 26 piézomètres
- Études
Une première phase achevée : l‘installation des piézomètres
Le risque de remontée de nappes n’a encore jamais été étudié à l’échelle de la baie du Mont-Saint-Michel. Face à la précision de l’augmentation du niveau de la mer, les points bas des littoraux seront fortement vulnérables à cet aléa. Dans le cadre du Programme d’Actions et de Prévention des inondations (PAPI), que le SML porte, une étude va être menée sur cette thématique. Cette action, s’inscrit dans la suite du programme Rivage Normands 2100, et doit permettre de qualifier l’aléa remontée de nappes et modéliser les risques sur les activités présentes sur l’ensemble de la baie du Mont-Saint-Michel.
L’installation de ce réseau de piézomètre s’inscrit dans une étude plus large, menée à l’échelle des deux Programmes d’Etude Préalables de la baie du Mont-Saint-Michel. L’étude s’attachera dans un premier temps, à étudier le fonctionnement hydrogéologique des niveaux de nappes.
Un réseau de 26 piézomètres a donc été installé sur tout le territoire des PEP Polders et Marais du Mont-Saint-Michel, et Fleuves de la baie du Mont Saint-Michel. Ce réseau doit permettre de caractériser le fonctionnement hydrogéologique des zones basses de la baie. Il a été financé par le SML avec le soutien de l’Etat, via le FRPNM, et du département d’Ille-et-Vilaine.
Définition d’un piézomètre et les objectifs de mesures
Il s’agit d’un « dispositif servant à mesurer la hauteur piézométrique en un point donné d’un système aquifère, qui indique la pression en ce point, en permettant l’observation ou l’enregistrement d’un niveau d’eau libre ou d’une pression » (G. Castany, J. Margat (1977) – Dictionnaire français d’hydrogéologie).
L’ensemble du réseau piézométrique enregistre les données au même pas de temps horaire. Ils mesurent le niveau d’eau, la température ainsi que la conductivité (qui renseigne sur la pollution et la salinisation de l’eau).
Le risque de remontée et de salinisation des nappes phréatiques
Les risques naturels principaux associés aux nappes phréatiques sont la salinisation et l‘augmentation de la saturation en eau du sous-sol.
L’intrusion d’eau saline depuis l’océan entraîne une dégradation de la qualité des eaux souterraines continentales, tandis que l’élévation du niveau des nappes augmente l’humidité rémanente des sols et provoque des inondations en cas de débordement.
La baie du Mont Saint-Michel est particulièrement sensible à ces risques, combinant une situation géomorphologique défavorable (zones littorales basses à faible relief) à une occupation humaine importante (agriculture, urbanisation).
Et la suite ?
Biseau salé (Plaquette Forages en milieu littoral – Préconisations pour la réalisation et l’exploitation – Région Bretagne (octobre 2022)
© DREAL Bretagne et BRGM
L’inondation par remontée de nappes
© Agence française pour la biodiversité / Réalisation Matthieu Nivesse (d’après OIEau), 2018 – LO-OL
Une modélisation hydrogéologique des niveaux et mouvement de nappes avec une prise en compte des effets du changement climatique sera construite. L’objectif est de caractériser le risque d’inondation par remontée de nappes en essayant de prévoir le comportement des aquifères d’ici 2050 et 2100.
Sur le territoire du PEP Polders et Marais, 5 sites seront particulièrement suivis : les cordons coquilliers, la marais blanc, le marais noir et les alluvions à proximité des falaises de socle schisteux.
Cette modélisation s’appuiera sur les données acquises par le réseau de piézomètres. La qualité et la durée des chroniques piézomètriques récoltées conditionneront le calibrage des modèles et la qualité des résultats.
> Téléchargez ci-dessous le support de présentation d’une intervention de Frédéric Gresselin (DREAL Normandie) du 20 septembre 2024 sur le changement climatique, et les risques hydrogéologiques en baie du Mont-Saint-Michel.